À l’Institut de Goma, plusieurs organisations féminines ont organisé, ce mercredi, 18 mars 2026 une séance de sensibilisation à l’intention des élèves autour des valeurs du vivre-ensemble, de l’égalité de genre et du leadership féminin en milieu scolaire. Une initiative inscrite dans le cadre des activités du mois de la femme.

D’entrée de jeu, les sensibilisatrices ont rappelé l’objectif global de cette démarche : former une jeunesse consciente, capable de bâtir une société fondée sur la dignité humaine.

Maître Liliane Nabintu, de l’Union des femmes avocates, a expliqué le choix du thème centré sur les valeurs du vivre-ensemble :

_’ Nous avons choisi le thème des valeurs du vivre-ensemble, parmi lesquelles la justice, la solidarité et l’amour. Ce sont des valeurs dignes. Nous aspirons à une société digne, c’est pourquoi nous avons commencé par les écoles, qui sont des milieux éducatifs, afin d’inculquer ces notions dès l’adolescence pour bâtir une société fondée sur la dignité humaine. « _

De son côté, Arielle Sheringa, assistante projet au sein de TETEA asbl, est revenue sur l’importance d’aborder la question de l’égalité de genre :

_ » Nous avons choisi de parler de l’égalité de genre et du leadership féminin en milieu scolaire pour encourager les jeunes filles à avoir confiance en elles, à dénoncer les abus et les difficultés qu’elles rencontrent, et à se sentir soutenues, écoutées et épanouies. « _

Dans la même dynamique, Geny Ingabire, coordinatrice de CAPEDI, a souligné le contexte particulier de cette campagne : _ »

Nous menons ces sensibilisations dans différentes écoles parce que nous sommes dans le mois de la femme. Nous parlons de l’autonomisation des femmes et des filles pour que les jeunes prennent conscience, apprennent à se débrouiller et acquièrent des valeurs qui les accompagneront toute leur vie vers une autonomie future. « _

Face à ces messages, les élèves ont exprimé un réel impact sur leur prise de conscience.

Pour CHIEZI KAGARABI, cette activité a permis de comprendre l’attitude à adopter face aux menaces et au harcèlement :

_ » Cela m’a beaucoup aidée._ _Aujourd’hui, plusieurs femmes se taisent face aux attaques, aux menaces et au harcèlement. On se sent parfois incapables de parler, mais c’est quelque chose que nous devons bannir. « _

Quant à Rehema MUNYABAHAZI Clémence, elle affirme avoir trouvé une nouvelle assurance :

_ » J’ai compris qu’une jeune fille est une femme en devenir. Je dois m’épanouir avec mes capacités, dénoncer les violences basées sur le genre, ne pas avoir peur et avoir confiance en moi-même. Je suis une grande dame de demain et je ne dois pas accepter les abus. « _

À travers cette initiative, ces organisations féminines entendent semer, dès le milieu scolaire, les graines d’une société plus juste, égalitaire et respectueuse, où chaque jeune, et particulièrement chaque fille, peut évoluer avec dignité et confiance.

Kethia RUGAMIKA

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