À Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, un atelier de deux jours consacré à la surveillance des maladies à potentiel épidémique s’est tenu du 18 au 19 mars 2026, dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention face aux risques sanitaires. Cette activité s’inscrit dans le cadre des efforts visant à freiner la propagation des épidémies dans une province particulièrement exposée.
Organisée par la Division provinciale de la santé du Nord-Kivu, cette rencontre a bénéficié de l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Elle a été facilitée par le Programme national d’hygiène aux frontières ainsi que par le Programme national de communication pour la promotion de la santé, deux structures engagées dans la riposte sanitaire.
Durant ces deux journées de travaux, les participants ont été appelés à approfondir leurs connaissances en matière de surveillance communautaire. Un accent particulier a été mis sur les points d’entrée et les zones transfrontalières, où les mouvements de populations sont intenses, notamment en raison des activités commerciales.
Les échanges ont également permis de mettre en lumière les principales préoccupations et les difficultés rencontrées sur le terrain dans la mise en œuvre de cette surveillance. Les participants ont partagé leurs expériences, soulignant les défis liés à la coordination et à l’efficacité des dispositifs existants.

Par ailleurs, la question de la promotion de l’hygiène a occupé une place importante dans les discussions. L’accent a été mis sur l’importance du lavage correct des mains, considéré comme l’un des gestes essentiels pour prévenir la transmission des maladies.
Les organisateurs ont indiqué que cet atelier visait avant tout à améliorer les mécanismes de prévention et de coordination face aux menaces sanitaires émergentes. L’objectif est de mieux protéger les populations locales et de limiter la propagation des épidémies dans une région fortement exposée aux risques.
Intervenant à cette occasion, le Médecin Coordonnateur du Programme national de communication pour la promotion de la santé au sein de la Division provinciale de la santé du Nord-Kivu, le docteur Pablo Kanyamihigo, a insisté sur l’importance de la couverture sanitaire universelle.
Selon lui, garantir un accès équitable aux soins de santé pour toutes les populations constitue un enjeu majeur dans la lutte contre les maladies.
Il a rappelé que cet accès reste une condition essentielle pour renforcer la résilience du système de santé.
Le docteur Pablo Kanyamihigo a également mis en avant le rôle déterminant de la communication dans la promotion de la santé. Il a souligné que la sensibilisation des communautés contribue à changer les comportements et à encourager l’adoption de pratiques favorables à la santé.
Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer les stratégies de proximité, notamment à travers l’implication active des relais communautaires. L’atelier, qui s’est clôturé le 19 mars, a ainsi réaffirmé l’importance de placer la promotion de la santé au cœur des politiques publiques, en vue de bâtir un système sanitaire plus résilient, inclusif et accessible à tous.
La Rédaction
